Période latino amérindienne de l’été 2010

Les Indiens du long du Gapanaparo » Les Oubliés du Vénézuéla

Un film d'enquête sur la condition des Indiens,

habitants autochtones des Amériques .

En effet, je crois qu'une démocratie se mesure à la situation des Femmes, des Enfants mais aussi des minorités nationales : les amérindiens au Vénézuela :

Très curieuse de connaître quelle démocratie se construisait au Vénézuela sous Hugo Chavez, suite à une prise de contacts, je suis partie travailler comme infirmière dans un camp hôpital pour les Pumés à Elorza. Les Pumé n'étaient pas acceptés à l'hôpital d’Elorza,et j'ai eu beaucoup de mal à y faire admettre un vieil homme déshydraté, ayant besoins de soins impossibles , à prodiguer au camp.

La petite ville d’Elorza est située à la frontière colombienne en conflit avec le Vénézuela. Une situation très tendue, une peur sourde m’empêcha de n'y obtenir aucune interview , non du fait que les Pumés ne parlent pas l’espagnol mais par méfiance.

Et Elorza s'est enrichie d'un coup, sur l'argent et les biens dévolus aux Amérindiens.

Les Pumés vivent de pêche, cueillette, petit maraîchage dans des réserves , le long du fleuve Gapanaparo.

Les Criolos, eux, vivent d'élevage extensif et grignotent petit à petit les terres de la réserve indienne pour leur bétail.

Mais la pire menace pour la communauté indienne était le pétrole de la « Boca »( bouche)du fleuve. Chavez de son vivant, interdisait l'exploitation du pétrole dans les communautés indiennes.

Nous naviguâmes en trois grosses pirogues avec les médecins Cubains :

-une pirogue médicale,

- une autre ambulance pour le retour des malades au

camp,

-enfin une troisième de matériel,

où un militaire Vénézuélien veillait à notre sécurité.

Le film raconte ces pérégrinations au travers de la

découverte

des villages amérindiens le long du fleuve..

Là aussi, la politique assimilatrice des Amérindiens,

les poussant à se salarier dans les Haciendas,

détruisit leur équilibre de vie ; leur souveraineté

alimentaire,

surtout dans la « Boca ».

Mon travail d'infirmière le long du fleuve frontière m’a

valu plusieurs arrestations.

par l'armée vénézuelienne,

celle là même, qui nous accompagnait sur la pirogue!